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Blanchiment de capitaux, délais de traitement, recrutement : ce qui coûte cher quand c'est mal tenu.

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Ce qu'un partenaire lit dans un retard.

Attendre trois heures un rendez-vous fixé à neuf heures n'est pas un désagrément. C'est une information — et elle est reçue comme telle.

Organisation et délais · 3 min de lecture

Salle de réunion vide, table longue, lumière du matin sur une ville sahélienne

Il y a deux façons de lire un retard. La première est indulgente : les embouteillages, la coupure, l'imprévu. Elle est souvent juste. La seconde est celle qu'emploie, en silence, la personne qui attend : si cette organisation ne tient pas un rendez-vous, que fera-t-elle d'un engagement à six mois ?

Cette seconde lecture est injuste dans le cas particulier. Elle est rationnelle en général. Et c'est toujours elle qui décide.

Un signal coûteux, au sens propre

En économie, on appelle signal une information coûteuse à produire, et qui pour cette raison est crédible. Tenir un délai coûte : il faut une organisation, des marges, quelqu'un qui suit. C'est précisément ce coût qui rend le signal informatif — n'importe qui peut promettre, seule une organisation qui s'est équipée pour cela tient.

Un partenaire, un bailleur, un client raisonne ainsi sans le formuler. Il n'a pas accès à vos procédures internes. Il n'a que ce qu'il observe : est-ce que ce qui a été annoncé arrive quand cela devait arriver.

Agenda fermé et montre-bracelet sur une table de conférence
Illustration. Image d'ambiance générée, sans lien avec une mission du cabinet.

Ce n'est pas une affaire de caractère

L'erreur courante consiste à traiter la question comme un problème de discipline individuelle — une note de service sur la ponctualité, un rappel en réunion. Cela ne produit rien, parce que le retard est presque toujours structurel.

Une organisation qui ne tient pas ses délais a généralement trois caractéristiques : personne n'est nommément propriétaire du dossier de bout en bout ; le délai n'a jamais été mesuré, seulement annoncé ; et rien ne se déclenche quand il est dépassé.

Aucune des trois ne se corrige par un rappel à l'ordre. Toutes les trois se corrigent par une organisation — c'est l'objet de notre conseil en organisation. L'évaluation PEFA du Tchad le dit d'une administration entière : ce qui manquait n'était pas la volonté, c'était la capacité technique et organisationnelle de faire circuler un dossier.

Annoncer ce qu'on peut tenir

La correction la plus efficace est aussi la moins coûteuse : cesser d'annoncer des délais qu'on n'a pas mesurés. Un délai tenu de trois semaines vaut mieux qu'un délai promis de huit jours et livré en un mois. Le premier construit une réputation ; le second la détruit, et pour longtemps.

Cela suppose de connaître son propre temps de traitement. Peu d'organisations le connaissent, et c'est ce qui explique l'écart entre ce qu'elles promettent et ce qu'elles livrent.

Ce que nous nous appliquons

Chacune de nos missions est conduite par un associé, du diagnostic à la mise en œuvre. Ce n'est pas une formule commerciale : c'est la réponse à la première des trois caractéristiques ci-dessus. Quelqu'un est propriétaire du dossier, nommément, et cette personne est joignable.

À la cimenterie de Bakaouré, la mission SONACIM a consisté à suivre la matière étape par étape — réception, stockage, distribution — plutôt qu'à commenter les écritures. Le principe est le même : on ne redresse que ce qu'on a d'abord mesuré sur place.

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